Soigner mes dents

Traitement de racine

traitement de racine

Les traitements de racine sont une spécialité de la médecine dentaire générale techniquement connue sous le nom d’« endodontie ». Cette médecine dentaire générale, appelée également omnipratique, est pratiquée par l’ensemble de nos médecins-dentistes. Elle regroupe 3 catégories :

  • Les traitements conservateurs (traitement des caries) : techniques les moins invasives et les plus durables pour restaurer l’intégrité des dents
  • L’endodontie (traitement de racines) : lorsque le nerf dentaire est endommagé, le traitement de racine requiert beaucoup de finesse et un équipement de pointe.
  • la médecine dentaire pédiatrique (prise en charge des enfants) : une approche spécifique et en douceur pour les soins des enfants
Schéma de la structure des dents

Qu’est ce que l’endodontie ?

L’endodontie est une spécialité de la médecine dentaire qui consiste en la prévention, le diagnostic et le traitement des pathologies de la pulpe dentaire. Mais qu’est-ce que la pulpe dentaire ?

Voici une image pour illustrer de façon simple la pulpe dentaire.

En quelques mots, la pulpe dentaire, circulant dans un système canalaire (canaux localisés dans la ou les racine(s)), assure l’innervation et la vascularisation de la dent. Elle fait donc de la dent un organe vivant.

 

Qu’est-ce qu’un traitement de racine ?

Un traitement endodontique, communément appelé traitement de racine, est un soin dentaire qui consiste en la dévitalisation de la dent par le retrait de la pulpe dentaire. Il se déroule sous anesthésie locale et est réalisé à partir d’instruments spécifiques permettant une désinfection optimale. En fonction de la vitalité de la pulpe dentaire et de la difficulté du système canalaire, il peut être réalisé en une à trois séances, planifiées à intervalle régulier d’une semaine à 10 jours.

En détail, le traitement de racine consiste à :

  • Poser une digue dentaire, qui correspond à un champs opératoire pour travailler à l’abris de la salive et limiter le risque d’ingestion d’instruments
  • Éliminer les restes de tissus pulpaires encore vivants dans la dent ou déjà en voie de décomposition
  • Nettoyer scrupuleusement l’intérieur de cette dent mécaniquement par des instruments dentaires (broches) manuelles ou mécaniques mais également chimiquement grâce à un rinçage abondant du canal à l’hypochlorite de sodium (dakin)
  • Mettre en forme le canal dentaire jusqu’à l’apex de la dent (l’extrémité de la racine dans l’os) pour permettre ce nettoyage sur toute la longueur de la racine
  • Sécher le canal dentaire avec des pointes de papier spécifiques et calibrées
  • Obturer le canal dentaire avec de la gutta-percha (chauffée ou froide) qui se lie aux parois canalaires grâce à l’application simultanée de ciment.
Bannière soin

Des microscopes pour améliorer les chances de succès…

Le système canalaire des racines dentaire n’est pas toujours simple d’accès et généralement très petit. Il est donc parfois difficile d’obtenir des conditions de travail avec une bonne vision. Dans notre centre, les traitements de racine, tout comme beaucoup de procédures plus classiques sont généralement effectués avec des moyens de grossissement optique : des loupes ou des microscopes opératoires installés dans tous les cabinets.

Avertissement ! Un traitement de racine peut engendrer des douleurs passagères qui disparaissent généralement rapidement !

Quels symptômes indiquent qu'un traitement de racine est nécessaire ?

Une douleur dentaire intense, prolongée et spontanée signale le plus souvent une atteinte de la pulpe, le « nerf » de la dent. C’est l’indication principale d’un traitement de racine. Mais l’absence de symptôme ne garantit rien : certaines atteintes n’apparaissent qu’à la radiographie, après des années sans le moindre signe.

Radiographie de molaires et prémolaires porteuses d'obturations

Les premiers signaux : sensibilité au sucré, puis au froid

Quand une carie progresse, une sensibilité au sucré apparaît, puis au froid. Si elle n’est pas traitée à temps, les toxines bactériennes atteignent la pulpe et la douleur devient plus franche, au sucre, au froid, parfois même à la mastication. C’est le dernier moment pour soigner la dent en conservant sa vitalité.

Radiographie de deux molaires inférieures porteuses de larges obturations

Quand la douleur s'installe et réveille la nuit

L’hypersensibilité se prolonge et ne passe plus rapidement. La pulpe est partiellement enflammée ; traitée assez tôt, l’inflammation peut encore se résorber et la sensibilité revenir à la normale. Sans traitement, la douleur devient insupportable et spontanée, le jour comme la nuit, avec la sensation de pulsations dans la dent. Le froid peut parfois l’aggraver, rien ne la calme. Seule la dévitalisation fait retomber la pression interne.

radiographie d'une molaire inférieure dont les canaux radiculaires ont été obturés

Quand la pulpe est nécrosée

La pulpe finit par se nécroser : la dent est « morte ». Cette fois, c’est le chaud qui relance la douleur. S’y ajoutent une douleur à la pression et à la mastication, et la sensation d’une dent plus haute que les autres, comme posée sur un amortisseur. L’inflammation gagne le bout des racines, c’est la parodontite apicale. Elle peut rester silencieuse, puis basculer brutalement en phase aiguë : douleur continue que rien ne soulage, gonflement, chaleur d’abord locale qui peut gagner la moitié du visage. Il faut alors consulter sans attendre. Une fistule peut aussi s’installer le long de la dent, avec des écoulements de pus répétés et peu de douleur : l’infection est bien là.

radiographie d'une molaire inférieure après traitement de racine

Les cas sans douleur : dent dévitalisée, fissure

Sur une dent déjà dévitalisée, toute douleur nouvelle à la mastication, même faible, doit alerter : une reprise du traitement est à envisager après examen et diagnostic. Enfin, une fissure peut atteindre la pulpe et provoquer une douleur à la mastication d’aliments durs, comme des graines, ou denses, comme le pain. Les fissures les plus fréquentes touchent des dents portant de larges obturations infiltrées ou corrodées. Le traitement de racine est alors suivi d’une restauration qui recouvre la dent et répartit les forces de mastication, pour éviter que la fissure ne gagne les racines.

En résumé, un traitement de racine devient nécessaire quand une sensibilité d’abord banale, faute d’avoir été prise en charge à temps, s’intensifie, se prolonge au froid ou au chaud, devient spontanée, empêche de dormir et finit par provoquer un gonflement.

Lorsque la pulpe dentaire est morte ou ne peut être conservée vivante, le traitement de racine devient l’unique option thérapeutique pour conserver la dent en bouche. Il permet d’éviter l’apparition ou de supprimer l’infection dont la cause peut être une des suivantes :

  • Une carie
  • Un traitement de racine défectueux
  • Un accident dentaire
  • Un problème parodontal sévère (des gencives)

Dans les cas où le pronostic du traitement de racine est trop défavorable ou que ce dernier n’est pas couronné de succès, le remplacement de la dent à extraire peut être effectué par implant dentaire ou appareil amovible.

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